The Artvertiser est un projet de Julian Oliver, membre du Free Art Technology (FAT), une organisation qui à pour but l’enrichissement du domaine public par l’usage créatif des médias et technologies numériques.
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The Artvertiser est un projet de Julian Oliver, membre du Free Art Technology (FAT), une organisation qui à pour but l’enrichissement du domaine public par l’usage créatif des médias et technologies numériques.
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Le comité de rédaction a souhaité mettre en discussion une opposition pour commencer une rubrique qui sera consacrée à des problèmes de terminologie. L’emploi d’un vocable n’est jamais neutre, aussi il paraît souhaitable de s’interroger sur d’adoption d’un mot qui vient qualifier études dans la revue Etudes digitales. Si étude renvoya d’abord au soin avant de qualifier aujourd’hui le travail intellectuel dans l’application à apprendre, le terme digital ne va pas de soi. Son emploi n’est pas stabilisé par l’usage. Il y a là nous paraît-il un enjeu qui n’est pas seulement de vocabulaire mais qui recouvre une façon d’aborder, si ne n’est de penser, notre relation aux technologies de l’information et à l’acte de numérisation.
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Les mots nous empêchent parfois d’autant plus de penser, que nous croyons penser grâce à eux. La meilleure manière de ne pas les employer aveuglément est d’enquêter sur les choix sémantiques du passé qu’ils transmettent avec eux.
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La Suisse Romande connaît depuis 2012 des développements institutionnels qui comportent l’adjectif «digital» : laboratoire d’humanités digitales à l’EPFL, laboratoire de cultures et humanités digitales et spécialisation de master à l’Université de Lausanne. La situation francophone académique est donc plurielle, et le débat devrait viser à en expliciter les enjeux plutôt qu’à gagner à une cause. A noter tout d’abord que dans l’expression «humanités digitales», le terme d’«humanités» signale également un emprunt à l’anglais: on ne l’utilise plus guère en français, où on a toutefois gardé l’expression désuète «faire ses humanités».
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J’ai d’abord pensé qu’il fallait opter pour l’un des deux termes, puis en googlelisant je me suis aperçue que les deux camps avaient chacun des arguments recevables, hormis celui qui consiste à rejeter « digital » au nom d’un conformisme ou d’un chauvinisme linguistique de mauvais aloi. Rappelons en effet que « digitalisation » est une création française (vers 1970, selon le Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert), cependant que l’anglais « digitalization » signifie l’administration de digitaline.
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A l’inverse de « computer » qui ne veut rien dire en français, « digital » est un mot qui s’entend en français autant qu’en anglais. En français, « digital » désigne l’adjectif correspondant au doigt, avant d’être cet anglicisme qui reprend tel quel le mot pour son acception en anglais, à savoir, effectivement, numérique, puisqu’en anglais « digit » signifie chiffre.
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Je vais tenter ici de tracer quelques arguments en faveur de digital. Ce choix est aussi celui d’une évolution personnelle sur le sujet et d’un véritable projet de recherche personnel qui va désormais m’accompagner au moins sur les deux prochaines années. Ce sont en fait les pro-numériques qui m’ont incité à affiner ma réflexion et à trouver davantage d’arguments en faveur de « digital », choix que j’avais déjà fait notamment pour le titre de l’ouvrage : le temps des humanités digitales. En effet, lorsque j’ai relayé l’appel à communication sur twitter pour le numéro sur le texte d’Etudes Digitales, j’ai essuyé une série de critiques voire de moqueries quant à l’usage du mot digital. Digital semble un barbarisme ou un terrible anglicisme notamment pour certains de mes...
After the revolutions of Neolithic agriculture and Enlightenment industry, the Digital Revolution constitutes the ‘third’ great cultural shift of human history (Rifkin 2013), or even of an expanded Anthropocene, understood to have begun when our artificial selection of the Pleistocene megafauna triggered the Quaternary extinction event (Doughty, et al. 2010: 1). But deriving from digitus, or finger, the organ through which we manipulate tools, digital studies moreover pertains to the study of technical objects and their relationship with the humans who use them; to the cultural constitution of our species through the acquired experience of our ancestors, which is ratcheted up in the tools we use to carve ourselves out a future.
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Dans un texte publié le 14 janvier 2014 dans le journal Le Monde, Marlène Duretz raconte sa quête de sens à propos du couple digital/numérique. Interrogeant son moteur de recherche, l’encyclopédie Wikipédia l’informe que « bien que les terminologies officielles française et québécoise préfèrent ‘numérique’, l’usage de ‘digital’ en français se perpétue ». Pour l’adjectif ‘digital’, écrit-elle, le Trésor de la langue française propose deux pistes définitionnelles : « relatif au doigt » (digitus) ou « qui est exprimé par un nombre » (numerus). De son côté, le Grand Robert définit ‘digital’ comme ce « qui appartient aux doigts » : ici nulle trace d’une synonymie avec le ‘numérique’. En langue française, le terme ‘digital’ semble décidément relié au ‘doigt’…...
Les humanités numériques se sont longtemps limitées à l’analyse quantitative des documents issus des sciences humaines et sociales en mobilisant la statistique, l’informatique et l’ingénierie des connaissances. L’automatisation de ces processus d’analyse y tient une place centrale tout d’abord, et historiquement, pour l’extraction automatique de données à partir du texte, de l’image ou du son. Ici la « métadonnée » est constituée par des mots ou par des descripteurs. Puis l’on s’est intéressé à la production de modèles de connaissance, ou ontologies, permettant de catégoriser ces métadonnées et par conséquent d’établir entre elles des relations dites sémantiques. Enfin l’informatique et notamment le domaine de l’interaction homme-machine s’est appliqué à développer...